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LE THEÂTRE AU SERVICE DE LA PAIX. LE TÔTEM DU THEÂTRE SÉNÉGALAIS

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La Présidence


Son Excellence Monsieur Le président de la République Maître Abdoulaye WADE en présence du Ministre de la Culture Monsieur Amadou Tidiane Wane Accueillant Le Directeur de la Cie les Gueules Tapées pour le sénégal qui gagne

La Présidence soutient Les Gueules Tapées
 
24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 02:25

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Festival International Théâtre pour la Paix - dans Le Festival
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11 août 2012 6 11 /08 /août /2012 22:07

Appel à candidature

FEST’ART 2013  7ème édition - du 8 au 15 mai

  • Un concours d’écriture
    3 grandes créations
    Des ateliers de formation
    Programme en in
    La décentralisation
    Exposition et animation au village du festival
    Un colloque inte rnational sur la contribution de l’Afrique et de la diaspora sur l’animation du Grand théâtre National du Sénégal 

  •  

La sélection officielle nationale et internationale des groupes artistiques de théâtre désireux de participer à la prochaine édition du FEST'ART Festival International Théâtre pour la Paix est ouverte

Du 8 au 15 mai 2013, se tiendra au Sénégal, la 7ème  du FEST’ART. Les groupes artistiques de théâtre, candidats à la sélection officielle, doivent déposer leur dossier de candidature directement au siège du FEST’ART sis au Centre Culturel Blaise Senghor ou par courrier postale à l’adresse suivante : FESTART BP 7001 Dakar – Médina.

 

LES CRITERES

Sont sélectionnables les groupes artistiques résidants en Afrique qui seront entièrement ou partiellement pris en charge et les groupes artistiques résidents en Europe, en Amérique, en Asie, aux caraïbes ou autres en partenariat avec la coopération de leur pays.

  1. 1. Originalité de la création, parphoto_288-1.jpg le montage d'une nouvelle pièce ou par la réappropriation originale d'une pièce du répertoire.

  2. 2. Recherche d'un nouveau langage artistique au niveau de la mise en scène, de la dramaturgie, de la scénographie.       

  3. 3. Production aboutie, achevée, plutôt qu'un travail encore en chantier.

  4. 4. Groupe artistique relativement peu nombreux (6 au plus pour l’international).

  5. 5. Décors et accessoires peu encombrants et peu lourds

  6. 6. Professionnalisme (maîtrise du métier) des metteurs en scène, chorégraphes, musiciens, comédiens, danseurs, techniciens (son et lumière) et des gestionnaires de groupes.
  7.      

Les groupes artistiques postulants qui ont pris connaissance des critères de sélection et pensent les remplir, doivent faire parvenir à la direction du FEST'ART, un dossier complet par courrier postal fournissant les informations suivantes sur le groupe artistique et le spectacle présenté.

 

Une fiche de distribution renfermant le nom et prénom de chaque artiste ; l’auteur, le metteur en scène, la date de création, la durée, le résumé de l'œuvre théâtrale, la note de mise en scène ; l’historique du groupe, le parcours des artistes et techniciens, la fiche technique comportant toutes les données techniques du spectacle (dimension du plateau, plan de lumière, régie son, décor, etc.) s'il y'a lieu et des photos de scène pour les supports médiatiques

 

LES DELAIS

Le dossier complet doit parvenir au FEST'ART au plus tard, le 30 novembre 2012. Pour les Compagnies étrangères (Afrique, Europe, Amérique, Asie, caraïbes et autres) il serait souhaitable que les spectacles proposés soient vus par au moins un membre du comité de sélection. Donc prière de préciser votre calendrier de tournée. Pour les groupes sénégalais, la sélection définitive se fera au mois de décembre sous forme d'audition.

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Festival International Théâtre pour la Paix - dans Le Festival
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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 17:31

En Partenariat avec l'Institut Français Léopold Senghor de Dakar / La Mairie de Dakar/ Le Grand Théâtre National / Le Ministère de la Culture / La direction du Livre et de la Lecture


Contexte et justification 

Le théâtre négro-africain, en tout cas dans son expre ssion françai se, est né  sans conteste dans la coulisse de l’école William Ponty de sébikhotane qui fut, à l’époque coloniale, la porte d'entrée française dans le monde des élites locales. Son évolution atteint son apogée quelques années plus tard sous l’impulsion de cette génération d’intellectuelles qui mena le combat vers les indépendances africaines.

Apres l’avènement des indépendances africaines, le sursaut national imposa aux dramaturges sénégalais, une forme d’écriture théâtrale fortement influencée par l’école française de Corneille et de Racine. Cette expression tragique qui est un genre dramatique noble par excellence, inculqua aux nouveaux citoyens le sens de l’honneur et du devoir et contribua à créer des mythes qui galvanisent et portent le peuple en avant à travers cette pléiades de pièces théâtrales historiques produites pour le bonheur du public.


Apres cette phase glorieuse de l’écriture théâtrale, la lassitude de certains auteurs à s’enfermer dans une forme qu’ils jugent rétrograde, grandiloquente, tapageuse et faussement historique poussa à sonner la révolte sous la plume d’Abdou Anta KA qui proposa « la fille des dieux » l'œuvre dramatique qui a inauguré le Théâtre Daniel Sorano en 1965 à la veille de la célébration du 1èr Festival Mondial des Arts Nègres . Mais malgré quelques timides tentatives, l’écriture théâtrale historique continue à prendre le pas sur les autres formes et finit par atteindre ses limites. Ainsi, victime de sa dramaturgie, le théâtre s’amenuise et éloigne le public des salles.


 Aujourd’hui, la dramaturgie contemporaine sénégalaise cherche désespérément une respiration autour d’un repère qui finalement ne lui parle pas et est devenu un obstacle qu’il contourne pour ne pas l’abattre. Et si le repère est devenu l’obstacle, ne faut-il pas l’abattre ?

    

Le projet concours d’écriture dramaturgique « Ecriture en scène » que nous proposons est une alternative qui tend à stimuler l’émergence d’auteurs sénégalais – ou vivant au Sénégal- pour le théâtre et la scène afin de créer une émulation et enrichir ainsi la création théâtrale.


Un appel à participation est lancé


Le projet prévoit de récompenser les lauréats du concours, désignés par un comité de lecture qualifié, en lui attribuant une bourse d’écriture au Sénégal ou bien une résidence d’écriture en France. Les textes seront ensuite montés à Dakar par la Compagnie Les Gueules Tapées et d’autres compagnies/metteurs en scène et programmés au FEST’ART Festival International Théâtre pour la Paix, puis proposés au festival Casamance en scène en 2013. Pour la diffusion, le réseau culturel français sénégambien pourra être mobilisé ainsi que les centres culturels de quartier de la ville de Dakar. Ce programme de soutien au théâtre sénégalais se situe donc à plusieurs niveaux : aide à l’écriture, aide à la création/production et aide à la diffusion.

 

 Règlement concours

Article 1. Le FEST’ART en partenariat avec l’Institut Français de Dakar, le Grand théâtre National, et la Mairie de Dakar organise au Sénégal la 1èr édition d’un concours d’écriture théâtrale dénommé ECRITURE EN SCENE.

 

Article 2. Le concours est ouvert à toutes personnes résidantes au Sénégal. La candidature féminine est encouragée. Le concours sera lancé le 27 Mars 2012 journée mondiale du théâtre.

 

Article 3. Dépôt. Les dossiers de candidature seront reçus sous forme de projet d’écriture de pièce de théâtre et doivent comprendre un texte de théâtre inédit à la scène et à l’édition (ou un extrait), le propos de l’auteur, et une lettre de motivation présentant l’intérêt de l’auteur à participer à ce concours. Les dossiers doivent être impérativement déposés à l’accueil de l’Institut français de Dakar au 89 rue Joseph T. Gomis ou envoyés par mail aux l’adresses suivantes : msamb@ifdakar.org; macfestart@hotmail.com au plus tard le 27 mai 2012.

 

Article 4. Présélection. A l’issue de la phase de dépôt des projets, Les dossiers anonymes seront soumis au comité de lecture pour une première sélection. Les auteurs sélectionnés seront invités pendant la première quinzaine du mois de juin 2012, à participer à un atelier d’écriture de renforcement de capacités en techniques d’écriture dramaturgiques pendant trois jours. Seuls les auteurs qui ont adhéré à cette phase pourront participer au concours final. Le dépôt des manuscrits aboutis se fera impérativement au plus le 30 septembre 2012.

 

Article 5. Le jury. Un jury composé de metteurs en scène, d’universitaires, de dramaturges, de Directeurs de Centres se réunira en octobre 2012 pour sélectionner les meilleurs de ces textes pour leur originalité. Les textes envoyés demeurent la propriété pleine et entière de leurs auteurs. Sauf décision contraire du jury, trois prix Ecriture en scène seront attribués. La participation au concours implique l’acceptation pleine et entière du règlement et des décisions du jury, ces dernières étant sans appel.

 

Article 6. La promotion. Le jury peut proposer aux lauréats une résidence d’écriture pour améliorer les textes. Les manuscrits qui sortiront de ces résidences, seront proposés à l’édition à la Direction du Livre et de la Lecture du Ministère de la Culture du Genre et du Cadre de vie et diffusés largement auprès des librairies, des bibliothèques et établissements pour promouvoir les auteurs. Les textes lauréats seront mis en espace par des metteurs en scène et des comédiens professionnels à l’Institut Français de Dakar et au Grand Théâtre National à l’occasion de la prochaine édition du FEST’ART et du festival Casamance en scène avant d’être proposés en tournée nationale et internationale.

 

CONTACT:
Macodou MBENGUE Centre Culturel Blaise SENGHOR, 6 Boulevard Dial DIOP, BP 7001 Dakar- Médina / Tel 221 77 643 37 15 / Mail : macfestart@hotmail.com, Moustapha Samb, Responsable Adjoint du secteur Culturel, 89 rue Joseph T. Gomis BP 4003 DAKAR Tél : (221) 33 823 03 20 Fax : (221) 33 821 26 19 / Mail : msamb@ifdakar.org
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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 20:04

Restitution de formation en théâtre : Blaise Senghor révèle de jeunes «pro»

fargass-loeil-du-cyclone.jpg60 comédiens ont vendredi dernier, charmé un public venu nombreux au Centre culturel Blaise Senghor. Ils ont suivi une formation en théâtre du 19 mai au 22 juillet dernier. Et pour la restitution des enseignements reçus, le Fest’Art initiateur de l’évènement a mis sur scène de jeunes talents qui n’ont rien à envier à ceux sortis de l’Ecole des arts. Au Sénégal, beaucoup de personnes s’intéressent de plus en plus à la pratique théâtrale. Le 4eme  art est devenu un secteur incon­tournable de développement et d’épanouissement dans le domaine de la culture. Mais, «pour avoir un théâtre compétitif, il faut que les comédiens soient formés», estime Macodou Mbengue, le Di­rec­teur du Fest’art, pour qui, «le théâtre va avec la formation». Convaincu de son opinion, il organise chaque année un atelier de formation pour ceux qui ambitionnent d’évoluer dans ce milieu. Et c’est pour clôturer la dernière en date, qu’il a organisé à Blaise Senghor, un atelier de restitution qui a réuni sur les planches de jeunes talents. «Il y a de jeunes talents qui veulent faire du théâtre mais qui n’ont aucune formation. L’Ecole des arts a fermé ses portes et ces jeunes n’ont pas des professeurs qui peuvent les former», a déploré Mocodou Mbengue, qui dit vouloir à travers cette formation, «montrer aux jeunes que le théâtre a besoin d’énergie et de rythme sinon la pièce devient monotone».«Pendant les premiers jours de formation, nous avons fait de l’éducation physique. Et ils me demandaient si l’on a besoin de faire cela pour jouer du théâtre. C’est après la distribution des rôles qu’ils ont compris qu’il faut de l’endurance physique pour faire du théâtre. Le théâtre, ce n’est pas seulement s’asseoir dans un salon, se maquiller et parler», a affirmé M. Mbengue qui, ne manque pas de lancer un appel à la tutelle afin qu’elle apporte un appui à la création. Cette formation avait pour but de former les comédiens en herbe sur les techniques du «jeu de l’acteur» afin de les doter de «techniques et d’outils académiques capables d’apporter une valeur ajoutée à leur pratique théâtrale». Ainsi, les jeunes comédiens ont-ils savamment restitué différentes scènes qui leur ont servi de base pour la formation. De la représentation des sketchs de la vie quotidienne à une séquence de la pièce L’Avare de Molière, ils ont su convaincre leur auditoire sur la qualité de leur talent basé sur un jeu de scène assez bien travaillé. Leur maîtrise de la scène, leur capacité d’improviser des séquences qui ne manquent pas de faire tordre de rire le public, ont su convaincre plus d’un. Mais, la pièce de théâtre qui a le plus charmé les invités retrace une histoire dans une langue inconnue. Les comédiens ont improvisé un dialecte qui n’existe nulle part. Pourtant, le public a compris et saisi le message. La pièce mettait en scène un jeune villageois qui vient d’arriver en ville et fait croire à son entourage qu’il est un immigré venu d’une autre contrée. Un père de famille trop cupide lui donne alors sa fille en mariage. Mais le jour des festivités du mariage, la femme de «l’immigré» restée au village débarque ainsi qu’une autre fille qu’il a engrossée… Outre la beauté de l’histoire et du texte, la particularité de cette pièce, c’est qu’elle est jouée dans une langue que personne ne comprend. Une manière pour les nouveaux talents de dire au public qu’il ne suffit pas de parler la même langue pour  se comprendre et faire du théâtre.

 

Après la restitution de la formation, des diplômes ont été remis à titre symbolique à chaque comédien ayant suivi du 19 au 22 juillet dernier cet atelier. L’association culturelle Fest’Art est un centre de création et de diffusion artistique créé en 2000 par la compagnie théâtrale Les Gueules Tapées, dans le souci d’impulser une nouvelle dynamique au théâtre sénégalais.

kndoye@lequotidien.sn


Macodou Mbengue, comédien et metteur en scène:

« Il faut un théâtre qui parle à tout le monde

animation-kombert-maitre-barry.jpgMacodou Mbengue, comédien et  metteur en scène veut apporter une nouvelle image au théâtre sénégalais, elle doit être plus professionnelle et universelle. Il a donné un avant goût avec ses élèves lors d’une représentation théâtrale du centre culturel Blaise Senghor. Les 50 élèves, âgés de 20 à 60 ans, du comédien et metteur en scène  Macodou Mbengue, ont présenté vendredi dernier au Centre culturel Blaise Senghor la représentation finale d’un atelier de deux mois.  « Ils faisaient du théâtre dans la rue. Je leur ai proposé de suivre une formation pour améliorer leur jeu théâtral » explique le metteur en scène de la compagnie des « Gueules Tapées ».  Le théâtre populaire est très répandu au Sénégal. « Tout le monde fait du théâtre. A l’école, le théâtre se range au même niveau que le sport » souligne Macodou. C’est d’ailleurs comme cela qu’il a débuté. Originaire de Rufisque Macodou   est passionné de théâtre depuis son enfance.   Il a subit une formation  pendant cinq années à l’école des arts de Dakar. Il s’est produit dans le monde entier avec « les gueules tapées » et armé de son expérience il  crée en 2000  le « Fest Art, un festival international du théâtre pour la paix » à Dakar.Avec une 6ème édition du Fest Art est devenu un événement majeur de théâtre professionnel au Sénégal. L’objectif de Macodou est de lui donner une renommée internationale, en optimisant la circulation des artistes et des œuvres théâtrales sénégalais et d’autres pays. « On joue dans divers endroits à Dakar pour toucher toute la population » explique t-il. Mais le metteur en scène souhaite aller plus loin encore : « Je veux former au théâtre professionnel, tous ces jeunes talents sénégalais qui sont dans la rue ».

 

Le rythme et l’énergie du jeu sur la scène Lors du stage à Blaise Senghor, il a transmis aux élèves les deux techniques fondamentales pour un comédien : le rythme et l’énergie du jeu sur la scène de théâtre. « Je leur ai fait travailler des textes de Molière, en français et en wolof. Je voulais qu’ils voient le théâtre autrement avec un texte à apprendre, des postures de scènes à imiter », explique Macodou Mbengue.   La représentation finale a été une belle réussite. Les 50 élèves, dont des mères de familles, ont fait face pour la première fois à un grand public. « Ils ont assurés. Je suis très fières d’eux » commente le professeur.  Pour Macodou, il n’est pas question de les lâcher après cette étape. « Je prépare maintenant une production avec certains d’entre eux. Le talent vient de la rue, il suffit juste de le montrer sous les projecteurs » dit-il.  Mais pour cela, le comédien a besoin d’un soutien financier. S’il a réussi à proposer un stage gratuitement, il avoue néanmoins ne plus pouvoir continuer sans financement. « Le théâtre est une autre façon de voir la vie. Investir dans l’art théâtral est fondamental au Sénégal » argumente t-il. Aujourd’hui, « je souhaite amener le regard des sénégalais vers une autre forme de théâtre ; un théâtre plus universel » avance-t-il. Selon lui, les comédiens doivent éviter de jouer seulement en wolof et de se braquer sur un seul thème. « Il faut un théâtre qui parle à tout le monde », c’est ainsi qu’il peut aussi s’exporter  au-delà des frontières africaines.

Sarah SUDRE

Le Soleil

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 02:51

La-selection-officielle-nationale-et-internationale-des-gr.jpg

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30 août 2008 6 30 /08 /août /2008 05:35

Les festivals de théâtre et leur contribution au développement durable

Du 22 au 30 Mars 2008 s'est tenue à Cotonou la 9ème édition du Festival International de Théâtre du Bénin (FITHEB). A l'instar du Bénin, nombreux sont les pays africains qui accueillent un festival de théâtre. A quoi servent ces rencontres et en quoi profitent-elles aux populations? Autant de questions qui demeurent toujours en suspens...


Du 22 au 30 Mars 2008 s’est tenue à Cotonou la 9ème édition du Festival International de Théâtre du Bénin (FITHEB). A l’instar du Bénin, nombreux sont les pays africains qui accueillent un festival de théâtre. A quoi servent ces rencontres et en quoi profitent-elles aux populations? Autant de questions qui demeurent toujours en suspens…


Exceptés le Fitheb et le Masa à Abidjan, tous les festivals de théâtre sont organisés par des opérateurs indépendants. Même si les soutiens financiers étatiques sont maigres, voire quasi inexistants, cette nouvelle liberté a permis aux artistes de prendre en mains leur destinée. Des contacts plus fructueux se sont noués avec les structures occidentales. Les réseaux interafricains fonctionnent de compagnie à compagnie et de personne à personne. Les festivals offrent ainsi aux populations africaines un accès aux productions théâtrales. Ils incarnent aussi l'image d'une culture «démocratisée». Parce que le théâtre est également un loisir, les festivals participent à l'animation des cités et des villes. Il existe bien une interaction entre le festival et son territoire, sa ville, son pays ou sa région. Toutefois, les moyens de financement de ces manifestations culturelles dévoilent un système contradictoire : monter une coproduction internationale est une des seules voies pour trouver des moyens financiers, quand bien même cette option coûte bien plus cher qu'une production nationale. Cette contradiction économique se retrouve bien évidemment en termes artistiques. L'influence des producteurs et des artistes du Nord entraîne les créateurs du Sud, volontairement ou non, vers des formes adaptables au contexte occidental. Cette direction est d'autant plus privilégiée que le spectacle prétend tourner en Europe.

État des lieux en Afrique francophone

En Afrique francophone, le soutien financier émane essentiellement d'institutions de coopération européennes et est presque exclusivement dédié à des productions intercontinentales. Pour exister hors de ce système, les compagnies se tournent souvent vers la production d'un théâtre au service des ONG, de programmes internationaux de développement ou plus rarement vers des télévisions nationales ou régionales. L'Afrique francophone offre un développement culturel largement inspiré des modèles français et belge via les instituts, les Alliances, les centres culturels et le système de coopération culturelle. L'Afrique de l'Ouest qui bénéficiait d'une relative stabilité politique jusqu'à ces dernières années compte de nombreux festivals de théâtre, appuyés notamment par de réels réseaux de contacts. En revanche, l'Afrique centrale, marquée par une instabilité politique récurrente, constitue une région peu favorable au développement d'activités artistiques. Pourtant, malgré cette situation complexe, des acteurs culturels ont affirmé leur présence par l'écriture ou par l'existence de manifestations ou de troupes revendiquant leur indépendance, souvent grâce à une dynamique collective. La dynamique du théâtre professionnel existe essentiellement grâce aux subventions des organisations internationales (Organisation intergouvernementale de la Francophonie - OIF -, délégations européennes, organisations interafricaines), représentations diplomatiques ou fondations étrangères (Allemagne, Belgique, France, Pays-Bas, Suisse...) Il existe également dans de nombreux pays francophones, des théâtres nationaux composés de ballets et d'une section d'art dramatique. Les ballets, souvent traditionnels, trouvent à se produire et s'exportent. Les troupes de théâtre ont beaucoup plus de difficultés à monter des spectacles car elles n'ont aucun moyen de production. Quelques pays, comme le Mali ou la Côte-d'Ivoire, ont mis en place des fonds d'aide à la création. Mais les sommes dégagées sont souvent minimes ou soumises aux aléas de la situation politique. Les compagnies sont donc dans une économie de survie. Elles trouvent les moyens d'exister où elles le peuvent : auprès d'entreprises locales, notamment de fabricants de bière ou de cigarettes, ou auprès d'ONG, de l'OMS et des programmes nationaux de lutte contre le Sida. Les artistes et les opérateurs culturels sont souvent obligés d'exercer un autre métier pour subvenir à leurs besoins. Les compagnies ont globalement très peu de moyens, aucune certitude de soutien financier, peu de ressources propres et, lorsqu'ils existent, des salaires dérisoires. Ces difficultés obligent les artistes à faire preuve d'une réelle ingéniosité pour mener à bien leurs productions et toucher un public.

Une vitrine pour les pays d'accueil

Néanmoins, les festivals ont aussi un rôle et un potentiel économiques indéniables. Ils peuvent être médiatisés et offrir une vitrine internationale aux pays d'accueil. Mais surtout ils représentent une source de revenus pour l'économie locale, non seulement grâce aux subventions des organisations internationales, des représentations diplomatiques, des fondations étrangères et des organisations non gouvernementales. Mais aussi parce que les deux tiers de leurs dépenses sont liés aux transports internationaux, à l'hébergement, à la restauration et à la logistique. De plus, ils constituent en Afrique subsaharienne le seul marché de diffusion des productions théâtrales, en l'absence quasi généralisée de lieux avec une programmation régulière. Sur une année, ils présentent une moyenne d'environ 400 spectacles, soit au total plus de 3 000 représentations.  Pour autant, l'impact grandissant du marché international de l'offre et de la demande théâtrale ne doit pas faire oublier l'absolue nécessité d'un marché local ou national, plus permanent. Un marché du théâtre africain dépendant principalement de l'aide internationale est source de fragilité et de vulnérabilité liées à l'arbitraire de décisions non maîtrisables. L'existence même des festivals constitue une demande certaine ou potentielle de productions théâtrales. Pour y répondre, les productions doivent s'inscrire dans une échéance. Les dates des festivals sont fixes et, a priori, respectées. Cette réalité contraint les troupes à plus d'exigence dans la gestion du temps et à présenter un «produit » de qualité, pour espérer revenir à nouveau. La présence du public et des professionnels venus d'autres pays est aussi une manière de se confronter à la critique. Les différentes actions de formation organisées par les festivals ont eu des conséquences sur les métiers et la professionnalisation. La production du théâtre est ainsi directement influencée par les festivals, en interne ou en externe. En étant à la fois des lieux et des moments de confrontation aux publics, les festivals permettent aux artistes d'accroître leurs pratiques et d'améliorer ainsi leur propre répertoire. Pourvoyeurs de tournées, de déplacements, de coproductions, entre Africains et plus seulement avec les structures du Nord, ils facilitent les contacts entre directeurs de festivals, metteurs en scène, directeurs de troupes et favorisent l'émergence de réseaux d'échanges et de complicité. Des affinités se créent lors d'échanges directs, préalables à la construction de nouveaux projets.

Auteur(s) / source : Franck Raoul PEDRO (Sudplanète)     

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12 juillet 2008 6 12 /07 /juillet /2008 15:21
Le théâtre privé au Sénégal


Recherche seconde respiration désespérément




Oumar NDAO
Professeur de lettre à l'université Cheikh Anta DIOP, Dramaturge, metteur en scène



Le théâtre va mal au Sénégal. Très mal. Des pièces dont les qualités artistique et littéraire laissent à désirer, un public complètement démotivé, des moyens qui ne suivent pas... autant de facteurs qui ont plongé le théâtre dans ce qu’on peut appeler un coma profond. Oumar Ndao nous retrace l’histoire et la décadence vertigineuse de ce secteur à l’agonie...

L'aventure du théâtre privé au Sénégal peut difficilement être déliée de l'odyssée du théâtre dit officiel. La première précaution à prendre serait de délimiter les domaines de définition de ces différentes formes d'expression et de représentation. Pour aller vite, disons que le théâtre de type occidental, joué sur une scène à l'italienne qui est de configuration frontale, naît avec les fêtes de l'Ecole Normale William Ponty de Sébikotane. Les cadres africains de l'Afrique Occidentale Française, formés dans ce temple de l'éducation coloniale, étaient astreints de rentrer de leurs vacances dans leurs pays respectifs avec des productions artistiques qui donnaient à voir une part de leur patrimoine culturel, particulièrement dans le domaine de la danse et de la musique traditionnelles. Ces "devoirs de vacances" étaient restitués à l'occasion d'une fête solennelle et ils étaient portés à la scène sous la forme de pièces de théâtre.

Plus tard, avec l'avènement des indépendances et le besoin de faire face aux exigences du futur Festival Mondial des Arts Nègres de 1966, le Président Senghor engagea la formation des hommes de la scène dans le cadre de l'Ecole des Arts, en même temps qu'était entamée la construction de ce qui allait devenir le Théâtre National Daniel Sorano sur un terrain qui appartenait à la Cathédrale de Dakar; c'était un terrain vague sur lequel les enfants du Plateau roulaient leurs ballons et qu'ils appelaient "Terrain Cathé" (!!).

Quand le Théâtre Sorano fut inauguré en Juillet 1965 (on y joua d'abord "La Fille des Dieux" de Abdou Anta Kâ), les premiers sortants de l'Ecole des Arts tinrent les premiers rôles. Quelques promotions furent absorbées par le Théâtre National mais ces offres de recrutement atteignirent bien vite leurs limites. La promotion de 1969 dut ainsi, sous la direction de leur professeur Robert Fontaine, former une troupe privée, en attendant que le Théâtre National leur ouvre ses portes. Cette troupe s'appelait "Les Tréteaux Sénégalais". Elle fit une tournée dans les établissements scolaires du Sénégal, y donnant des représentations de pièces du répertoire classique français. Ces élèves usèrent de ruse avec le pouvoir: ils entreprirent de créer Chaka, le fameux poème épique de celui qui présidait alors aux destinées du Sénégal. Senghor mit la main à la poche et leur octroya une subvention de deux millions CFA à laquelle le tout nouveau Premier Ministre d'alors, Abdou Diouf, ajouta un million et demi. Pour l'époque cette rondelette somme était plus qu'une fortune.

Pris dans l'ivresse de la Révolte de 1968, les jeunes pensionnaires des "Tréteaux Sénégalais" rendirent hommage à Nelson Mandéla et à la lutte contre l'Apartheid en jouant "Le Train de la Liberté" accolé à une représentation de "La Décision" (une pièce de Cheik Aliou Ndao). L'expérience s'étendit jusqu'en 1979, sous la direction du comédien, chorégraphe et metteur en scène, Mamdou Diop: la troupe fut minée par des conflits intérieurs, notamment des querelles d'argent. Une autre promotion de l'Ecole des Arts prit la relève et cette seconde troupe était dénommée "Le Nouveau Toucan", se voulant certainement héritière du "Toucan" qui avait existé à Paris. Profitant des débuts de la Télévision au Sénégal (inaugurée avec les Jeux Olympiques de Munich), "Le Nouveau Toucan" eut une aura plus grande que son aînée mais également et hélas! une vie beaucoup plus courte. Ses membres se dispersèrent aux quatre coins du monde.

Au début des années 90, la culture subit les contrecoups des nouvelles dispositions économiques. Elle ne fut plus considérée comme un secteur vital qui méritait qu'on en fît un des domaines de concentration de l'aide. La réorientation des axes de coopération avec la France depuis le Discours de la Baule, les plans d'ajustement structurel, la dévaluation du franc CFA, la stratégie du "Moins d'Etat, mieux d'Etat" et les différents processus de la désenghorisation finirent par réduire le Ministère de la Culture à une abstraction insignifiante. Dans ce vide, s'installèrent le Centre Culturel Français et son bras financier, La Mission Française de Coopération et d'Action Culturelle. Ce mouvement était étendu à tous les pays d'Afrique francophone. S'opéra alors un maillage du Continent avec des pôles artistiques contrôlés par la France: la photo à Bamako ("Le Mois de la Photo"), les arts plastiques au Sénégal ("La Biennale de Dakar"), la danse à Madagascar, le cinéma au FESPACO de Ouagadougou, le théâtre et la musique au MASA d'Abidjan... D'autres micro festivals de théâtre s'implantèrent dans quelques capitales africaines, sous l'égide des Centres Culturels Français. Qui paie commande: c'est ainsi que l'esthétique du théâtre africain francophone dût se conformer au bon goût des Directeurs de ces centres.

A Dakar, des troupes comme "Pétaw" de Awa Sène Sarr, "Les Ateliers de Kocc" dirigés par Moussa Sène Absa et le "Faro Théâtre" furent soutenues par la Coopération française. Elles connurent des fortunes diverses. Entre 1992 et 1994, elles purent montrer leurs créations dans les Alliances françaises et les exporter vers les pôles africains mis en place par la France. Avec la réouverture de la section "Art dramatique" de l'Ecole des Arts (qui avait été fermée pendant dix ans dans le contexte de la désenghorisation) plusieurs promotions furent soutenues par la coopération belge et elles reprirent la tradition des troupes privées formées par des élèves-comédiens: "Les Gueules Tapées", d'abord, ensuite "Les Sept Kouss" (qui comptait en son sein Kader "Pichinini"), le "Wax Taac" et enfin le "Théâtre de la Rue". De ces troupes, seule celle des "Gueules Tapées" aura survécu après s'être libérée de l'emprise de la coopération belge. Sous la conduite de Macodou Mbengue, elle continue d'offrir des pièces comme La Terre com...promise, la mort et l'écuyer du roi de wole soyinka ou Le Clan du Destin (sur le thème de l'émigration clandestine). En plus, elle a pris l'initiative de créer le "Festival de Théâtre pour la Paix" dénommé FESTART qui réunit tous les deux ans, au Sénégal, l'élite des troupes africaines et quelques participants européens.

Au total, la situation du théâtre privé est bien lamentable. L'Ecole des Arts peine à avoir des candidats pour la réouverture de sa section "Art dramatique". Les subventions ne proviennent que du Programme de Soutien à l'Action Culturelle (PSAC - Union Européenne) dont les procédures découragent les plus téméraires. Le Fonds d'Aide aux Artistes et au Développement Culturel d'un montant de cent cinquante millions de francs CFA ne parvient pas à satisfaire toutes les demandes provenant de tous les domaines artistiques. Une profonde désaffection du public qui préfère se laisser ravir par les fameuses "dramatiques" de la télévision, la paupérisation des populations qui n'osent plus s'offrir une sortie au théâtre, la léthargie du Théâtre National au regard des grosses productions auxquelles elle avait habitué le public, la faiblesse de la production littéraire en langue française, la saturation due à l'enchaînement vertigineux de pièces historiques (dont les auteurs n'ont pas tous les qualités de Cheik Aliou Ndao), sont quelques facteurs qui ont conduit au coma du théâtre au Sénégal, du théâtre officiel qui était la locomotive, du théâtre privé qui cherche désespérément une seconde respiration.

Arts scéniques / Théâtre par Oumar Ndao
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Festival International Théâtre pour la Paix - dans Le Festival
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4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 01:40
                     FEST’ART 2009                  

La sélection officielle nationale et internationale des groupes artistiques de théâtre désireux de participer à la prochaine édition du FEST’ART Festival International Théâtre pour la Paix est ouverte

Du 13 au 20 mai 2009, se tiendra au Sénégal, la 5ème édition du Festival International Théâtre Pour La Paix. Les groupes artistiques de théâtre, candidats à la sélection officielle, doivent déposer leur dossier de candidature à la direction du FEST'ART.

LES CRITERES
Sont sélectionnables les gro
upes artistiques résidants en Afrique qui seront entièrement ou partiellement pris en charge et les groupes artistiques résidents en Europe, en Amérique, en Asie, aux caraïbes ou autres en partenariat avec la coopération de leur pays.

  1. Originalité de la création, par le montage d'une nouvelle pièce ou par la réappropriation originale d'une pièce du répertoire.
  2. Recherche d'un nouveau langage artistique au niveau de la mise en scène, de la dramaturgie, de la scénographie.
  3. Production aboutie, achevée, plutôt qu'un travail encore en chantier.
  4. Groupe artistique relativement peu nombreux (8 au plus), en vue de faciliter la diffusion.
  5. Décors et accessoires peu encombrants et peu lourds
  6. Professionnalisme (maîtrise du métier) des metteurs en scène, chorégraphes, musiciens, comédiens, danseurs, techniciens (son et éclairage) et des gestionnaires de groupes.
Les groupes artistiques qui ont pris connaissance des critères de sélection et pensent les remplir, doivent faire parvenir à la Direction du FEST'ART un dossier complet fournissant les informations suivantes sur le groupe artistique et le spectacle présenté :

Une Fiche de distribution du groupe artistique (nom et prénom de chaque artiste). Auteur, metteur en scène, date de création, durée et résumé de l'œuvre théâtrale et la note de mise en scène.

Historique du groupe, en précisant La date de création, le parcours des artistes et techniciens.
La fiche technique comportant toutes les données techniques du spectacle (dimension du plateau, plan de lumière, régie son, décor, etc.) s'il y'a lieu

LES DELAIS
Le dossier complet doit parvenir au FEST'ART au plus tard, le 30 novembre 2008, pour les Compagnies étrangères (Afrique, Europe, caraïbes et autres) il serait souhaitable que les spectacles proposés soient vus par au moins un membre du comité de sélection. Donc prière de préciser votre calendrier de tournée. Pour les groupes sénégalais, la sélection se fera au mois de janvier sous forme d'audition.

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26 mai 2008 1 26 /05 /mai /2008 03:10

L'association  FEST'ART qui organise le Festival International Théâtre pour la Paix qui se déroule tous les mois de mai en années impaires, a initié aussi  dans son volet formation, un atelier annuel qui se déroule à partir de la première semaine ouvrable du mois de janvier jusqu'au 27 mars, coïncidant avec la journée mondiale du théâtre qui sert de cadre de restitution aux travaux des stagiaires.   

Voici un film réalisé dans le cadre de ses ateliers

 



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18 mai 2008 7 18 /05 /mai /2008 04:41
Ce film participe à la sensibilisation aux  abus et exploitations sexuels
 
Bientôt sur les écrans


Que vous le sachiez ou non, quelqu'un de votre entourage a un jour été victime d'abus sexuel. Et avec un peu plus d'attention
vous vous apercevrez rapidement que les difficultés d'un certain nombre de personnes trouvent là leur origine. Pour ces hommes et ces femmes meurtris, il yaura toujours un «avant »et un « après » l'abus.


Notre société préfère souvent connaître ce problème, en atténuer la gravité, voire le nier totalement. Ou alors, plein de bonne volonté mais aussi d'incompétence, on propose aux victimes des « solutions» qui ne font qu'aggraver le traumatisme subi.

Le FEST'ART en partenariat avec avenir de l'Enfant bientôt sur le écrans
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