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Son Excellence Monsieur Le président de la République Maître Abdoulaye WADE en présence du Ministre de la Culture Monsieur Amadou Tidiane Wane Accueillant Le Directeur de la Cie les Gueules Tapées pour le sénégal qui gagne

La Présidence soutient Les Gueules Tapées
 
7 août 2012 2 07 /08 /août /2012 02:29

 fatou-kibe-kaba_0098.jpgElle est encore jeu ne mais son talent s’affirme déjà. Fatou Kiné Kaba, interprète du personnage de Yassine Boubou dans le Sacrifice de Madior que Macodou Mbengue a récemment mis en scène, a un avenir tout tracé dans le quatrième art sénégalais.

 

Elle  n’a pas fait d’école de théâtre, mais Fatou Kiné Kaba n’a rien à envier aux comédiens sortis de l’Ecole nationale des arts. La scène, elle la connaît. Il suffit de la voir incarner le personnage de Yassine Boubou dans Le Sacrifice de Madior pour déceler qu’elle est une comédienne née. Son jeu de scène ne souffre d’aucune hésitation encore moins de balbutiements. Avec une diction parfaite, elle débite ses répliques en professionnelle du quatrième art. Ses pairs en sont conscients. Son talent est inné et tous le savent. La preuve, elle n’est pas passée par un casting pour obtenir son rôle dans le groupe coaché par le metteur en scène Macodou Mbengue. Ce dernier l’a directement contactée après l’avoir découverte lors du festival interscolaire de théâtre qu’organise l’Institut français de Dakar.

Trois éditions de suite, Fatou Kiné Kaba avait fait sensation devant le jury et le public venu suivre cet événement. La troupe du Lycée Blaise Diagne, où elle a fait son cycle secondaire, avait d’ailleurs remporté le trophée de la meilleure technique théâtrale et celui du meilleur spectacle. Quant à Fatou Kiné, elle a reçu le prix de la meilleure comédienne aux côtés de son collègue Papa Alassane Sow qui est parti avec le prix du meilleur comédien. C’était en 2006, 2007 et 2008. Ces consécrations successives l’ont confortée dans sa conviction qu’elle était faite pour les planches. Encouragés par leur succès, ces jeunes comédiens, avec à leur tête leur mentor et metteur en scène, Mactar Diouf, décident de se professionnaliser et  de ne plus s’arrêter au niveau scolaire. La plupart d’entre eux avaient déjà obtenu le bac. Ils  décidèrent donc de mettre sur pieds Baobab Théâtre en 2005. Ils sont aujourd’hui, huit comédiens en plus du metteur en scène, du technicien et de l’administrateur.
 

 

Mais tout avait commencé pour Fatou Kiné Kaba, cinq ans plus tôt avec le club d’anglais de son lycée. Passionnée de théâtre, elle avait fait sa première scène en anglais, encadrée par Mactar Diouf. Et depuis, elle n’a pas arrêté. Ses temps libres, elle les passe non pas à la plage ou en discothèque comme la plupart des jeunes de son âge, mais à lire et étudier. Elle pouvait ainsi amener de bonnes notes à ses parents et s’adonner à sa passion, le théâtre. «Cela m’a permis de développer beaucoup de choses en moi-même. Quand je le fais(le théâtre) je me sens moi. Je me sens dans mon milieu», dit-elle. Son père, comptable de profession, ne prend pas cette activité très au sérieux. Par contre, en sa mère, commerçante de son état, la jeune comédienne a trouvé un soutien sans faille. Son expérience, elle la partage aussi avec des enfants de 8 à 12 ans, à qui elle donne des cours de théâtre tous les dimanches. Peut-être plus influencée par son père qu’elle ne le croit, Fatou Kiné Kaba prend des précautions pour son avenir. Malgré son succès naissant sur les planches et quelques apparitions au cinéma et dans des publicités, elle suit une formation en Banque Finance dans un institut supérieur de la place. «Le théâtre ? Ce n’est pas bien payé ici au Sénégal», affirme-t-elle. Consciente de cela, elle affûte bien ses armes pour réussir sa vie. Sûr que cette étoile naissante des planches sénégalaises, brillera de mille lumières sur les podiums du monde !

agueye@lequotidien.sn

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Festival International Théâtre pour la Paix - dans La Compagnie
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