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La Présidence soutient Les Gueules Tapées
 
13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 20:04

Restitution de formation en théâtre : Blaise Senghor révèle de jeunes «pro»

fargass-loeil-du-cyclone.jpg60 comédiens ont vendredi dernier, charmé un public venu nombreux au Centre culturel Blaise Senghor. Ils ont suivi une formation en théâtre du 19 mai au 22 juillet dernier. Et pour la restitution des enseignements reçus, le Fest’Art initiateur de l’évènement a mis sur scène de jeunes talents qui n’ont rien à envier à ceux sortis de l’Ecole des arts. Au Sénégal, beaucoup de personnes s’intéressent de plus en plus à la pratique théâtrale. Le 4eme  art est devenu un secteur incon­tournable de développement et d’épanouissement dans le domaine de la culture. Mais, «pour avoir un théâtre compétitif, il faut que les comédiens soient formés», estime Macodou Mbengue, le Di­rec­teur du Fest’art, pour qui, «le théâtre va avec la formation». Convaincu de son opinion, il organise chaque année un atelier de formation pour ceux qui ambitionnent d’évoluer dans ce milieu. Et c’est pour clôturer la dernière en date, qu’il a organisé à Blaise Senghor, un atelier de restitution qui a réuni sur les planches de jeunes talents. «Il y a de jeunes talents qui veulent faire du théâtre mais qui n’ont aucune formation. L’Ecole des arts a fermé ses portes et ces jeunes n’ont pas des professeurs qui peuvent les former», a déploré Mocodou Mbengue, qui dit vouloir à travers cette formation, «montrer aux jeunes que le théâtre a besoin d’énergie et de rythme sinon la pièce devient monotone».«Pendant les premiers jours de formation, nous avons fait de l’éducation physique. Et ils me demandaient si l’on a besoin de faire cela pour jouer du théâtre. C’est après la distribution des rôles qu’ils ont compris qu’il faut de l’endurance physique pour faire du théâtre. Le théâtre, ce n’est pas seulement s’asseoir dans un salon, se maquiller et parler», a affirmé M. Mbengue qui, ne manque pas de lancer un appel à la tutelle afin qu’elle apporte un appui à la création. Cette formation avait pour but de former les comédiens en herbe sur les techniques du «jeu de l’acteur» afin de les doter de «techniques et d’outils académiques capables d’apporter une valeur ajoutée à leur pratique théâtrale». Ainsi, les jeunes comédiens ont-ils savamment restitué différentes scènes qui leur ont servi de base pour la formation. De la représentation des sketchs de la vie quotidienne à une séquence de la pièce L’Avare de Molière, ils ont su convaincre leur auditoire sur la qualité de leur talent basé sur un jeu de scène assez bien travaillé. Leur maîtrise de la scène, leur capacité d’improviser des séquences qui ne manquent pas de faire tordre de rire le public, ont su convaincre plus d’un. Mais, la pièce de théâtre qui a le plus charmé les invités retrace une histoire dans une langue inconnue. Les comédiens ont improvisé un dialecte qui n’existe nulle part. Pourtant, le public a compris et saisi le message. La pièce mettait en scène un jeune villageois qui vient d’arriver en ville et fait croire à son entourage qu’il est un immigré venu d’une autre contrée. Un père de famille trop cupide lui donne alors sa fille en mariage. Mais le jour des festivités du mariage, la femme de «l’immigré» restée au village débarque ainsi qu’une autre fille qu’il a engrossée… Outre la beauté de l’histoire et du texte, la particularité de cette pièce, c’est qu’elle est jouée dans une langue que personne ne comprend. Une manière pour les nouveaux talents de dire au public qu’il ne suffit pas de parler la même langue pour  se comprendre et faire du théâtre.

 

Après la restitution de la formation, des diplômes ont été remis à titre symbolique à chaque comédien ayant suivi du 19 au 22 juillet dernier cet atelier. L’association culturelle Fest’Art est un centre de création et de diffusion artistique créé en 2000 par la compagnie théâtrale Les Gueules Tapées, dans le souci d’impulser une nouvelle dynamique au théâtre sénégalais.

kndoye@lequotidien.sn


Macodou Mbengue, comédien et metteur en scène:

« Il faut un théâtre qui parle à tout le monde

animation-kombert-maitre-barry.jpgMacodou Mbengue, comédien et  metteur en scène veut apporter une nouvelle image au théâtre sénégalais, elle doit être plus professionnelle et universelle. Il a donné un avant goût avec ses élèves lors d’une représentation théâtrale du centre culturel Blaise Senghor. Les 50 élèves, âgés de 20 à 60 ans, du comédien et metteur en scène  Macodou Mbengue, ont présenté vendredi dernier au Centre culturel Blaise Senghor la représentation finale d’un atelier de deux mois.  « Ils faisaient du théâtre dans la rue. Je leur ai proposé de suivre une formation pour améliorer leur jeu théâtral » explique le metteur en scène de la compagnie des « Gueules Tapées ».  Le théâtre populaire est très répandu au Sénégal. « Tout le monde fait du théâtre. A l’école, le théâtre se range au même niveau que le sport » souligne Macodou. C’est d’ailleurs comme cela qu’il a débuté. Originaire de Rufisque Macodou   est passionné de théâtre depuis son enfance.   Il a subit une formation  pendant cinq années à l’école des arts de Dakar. Il s’est produit dans le monde entier avec « les gueules tapées » et armé de son expérience il  crée en 2000  le « Fest Art, un festival international du théâtre pour la paix » à Dakar.Avec une 6ème édition du Fest Art est devenu un événement majeur de théâtre professionnel au Sénégal. L’objectif de Macodou est de lui donner une renommée internationale, en optimisant la circulation des artistes et des œuvres théâtrales sénégalais et d’autres pays. « On joue dans divers endroits à Dakar pour toucher toute la population » explique t-il. Mais le metteur en scène souhaite aller plus loin encore : « Je veux former au théâtre professionnel, tous ces jeunes talents sénégalais qui sont dans la rue ».

 

Le rythme et l’énergie du jeu sur la scène Lors du stage à Blaise Senghor, il a transmis aux élèves les deux techniques fondamentales pour un comédien : le rythme et l’énergie du jeu sur la scène de théâtre. « Je leur ai fait travailler des textes de Molière, en français et en wolof. Je voulais qu’ils voient le théâtre autrement avec un texte à apprendre, des postures de scènes à imiter », explique Macodou Mbengue.   La représentation finale a été une belle réussite. Les 50 élèves, dont des mères de familles, ont fait face pour la première fois à un grand public. « Ils ont assurés. Je suis très fières d’eux » commente le professeur.  Pour Macodou, il n’est pas question de les lâcher après cette étape. « Je prépare maintenant une production avec certains d’entre eux. Le talent vient de la rue, il suffit juste de le montrer sous les projecteurs » dit-il.  Mais pour cela, le comédien a besoin d’un soutien financier. S’il a réussi à proposer un stage gratuitement, il avoue néanmoins ne plus pouvoir continuer sans financement. « Le théâtre est une autre façon de voir la vie. Investir dans l’art théâtral est fondamental au Sénégal » argumente t-il. Aujourd’hui, « je souhaite amener le regard des sénégalais vers une autre forme de théâtre ; un théâtre plus universel » avance-t-il. Selon lui, les comédiens doivent éviter de jouer seulement en wolof et de se braquer sur un seul thème. « Il faut un théâtre qui parle à tout le monde », c’est ainsi qu’il peut aussi s’exporter  au-delà des frontières africaines.

Sarah SUDRE

Le Soleil

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