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LE THEÂTRE AU SERVICE DE LA PAIX. LE TÔTEM DU THEÂTRE SÉNÉGALAIS

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La Présidence


Son Excellence Monsieur Le président de la République Maître Abdoulaye WADE en présence du Ministre de la Culture Monsieur Amadou Tidiane Wane Accueillant Le Directeur de la Cie les Gueules Tapées pour le sénégal qui gagne

La Présidence soutient Les Gueules Tapées
 
29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 00:58

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La sélection officielle nationale et internationale est ouverte pour les groupes artistiques de théâtre qui souhaitent participer à la prochaine édition du FEST’ART (Festival International Théâtre pour la Paix). La manifestation célèbre les 10 ans de sa création.

 

La 6ème édition du Festival International Théâtre Pour La Paix (FEST’ART) est prévue du 6 au 13 mai 2011. Pour participer à l’événement, les groupes artistiques de théâtre, candidats à la sélection officielle, doivent déposer leur dossier de candidature à la direction du FEST’ART.

 

Selon un communiqué des organisateurs, sont sélectionnables les groupes artistiques résidants en Afrique. Ces derniers seront entièrement ou partiellement pris en charge, alors que les groupes artistiques résidents en Europe, en Amérique, en Asie, aux Caraïbes ou autres en partenariat avec la coopération de leur pays.

 

Les différents groupes doivent répondre à un certains nombre de critères. Ils doivent faire preuve d’originalité dans la création, par le montage d’une nouvelle pièce ou par la réappropriation originale d’une pièce du répertoire. La recherche d’un nouveau langage artistique au niveau de la mise en scène, de la dramaturgie, de la scénographie , ainsi qu’une production aboutie, achevée. D’ores et déjà, les groupes artistiques qui ont pris connaissance des critères de sélection et pensent les remplir, peuvent faire parvenir à la Direction du FEST’ART un dossier complet par courrier postal fournissant les informations suivantes sur le groupe artistique et le spectacle présenté : Une Fiche de distribution du groupe artistique (nom et prénom de chaque artiste). Auteur, metteur en scène, date de création, durée et résumé de l’œuvre théâtrale et la note de mise en scène. Historique du groupe, en précisant La date de création, le parcours des artistes et techniciens.

 

La fiche technique comportant toutes les données techniques du spectacle (dimension du plateau, plan de lumière, régie son, décor, etc.) s’il y’a lieu et des photos de scène pour les supports médiatiques

 

Le dossier complet doit parvenir au FEST’ART au plus tard, le 30 septembre 201O pour les Compagnies étrangères (Afrique, Europe, Amérique, Asie, caraïbes et autres) il serait souhaitable que les spectacles proposés soient vus par au moins un membre du comité de sélection. Donc prière de préciser votre calendrier de tournée. Pour les groupes sénégalais, la sélection se fera au mois d’octobre sous forme d’audition.

 

E. Massiga FAYE (Source soleil)

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Festival International Théâtre pour la Paix
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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 02:51

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Festival International Théâtre pour la Paix - dans Le Festival
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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 12:26

mballo-400.jpgTIDIANE MBALLO DECEDE

 

Adieu, l’artiste de lumières !


Dans le monde de la culture et du spectacle, il y a ceux qui sont sur le devant de la scène et ceux qui restent dans l’ombre, mais sans qui rien ne pourrait marcher comme il faut. Ces artistes de l’ombre, personne ou presque n’en parle. Mais, dès qu’ils disparaissent c’est une véritable perte pour la Culture.


Les sénégalais, mais également le continent, viennent de perdre un de ses artistes de l’ombre. Il s’agit de Tidiane Mballo. Décédé jeudi 04 janvier 2010 à l’hôpital de Fann, des suites d’une maladie, Tidiane était un homme de métier. Régisseur lumière, il  avait travaillé  sur  plusieurs manifestations  sénégalaises  comme  le Fest’Art,  le  Kaay  Fecc,  et  bossait pour  le  spectacle  son  et  lumière du ministère  de  la  Culture. Il avait également fourbi ses armes dans d’autres festivals comme le Masa (Marché des Arts du spectacle africain, à Abidjan). Il avait également participé à la caravane des réalités entre Dakar et Bamako, en décembre 2008. Il aimait son travail ! D’ailleurs, je  me  souviens  qu’à  l’occasion d’une  émission  de  Culturama (émission que j’ai conçue, réalisée et présentée, et produite par  l’ancienne Rts2S devenue 2Stv),  je  lui avais demandé de nous parler de son métier. Il nous avait accueilli à bras ouverts, avait déballé  tout  le matériel  de  régie  pour  nous  et nous  avait  parlé  de  son  métier avec passion, malgré la chaleur et la sueur qui perlait tout au long de son visage et lui piquait les yeux. Une passion qui s’était ressentie puisque plusieurs jeunes l’ont appelé à la suite de la diffusion de l’émission pour suivre sa trace... Tidiane avait participé à plusieurs pièces et stages.


Voici, une petite présentation de lui que j’ai trouvée sur le site de la  Compagnie  des  Cris  (Suisse)  : Tidiane Mballo  est  «titulaire d’un certificat  de  capacité  d’électricité en  bâtiment. Après  un  stage  en régie lumières au Théâtre national Daniel  Sorano, il  vient  à  Genève, pour  suivre  un  stage  au  Théâtre Am  Stram  Gram. Il est ensuite régisseur d’une création du Théâtre Coup de Pilon à Lyon, et participe aux projets de tournées “Black Movie” et à une tournée internationale du Théâtre Spirale de Genève. Il travaille  également  à  Paris  (...) Depuis deux ans, il assure la coordination  technique  des  spectacles de la Compagnie des Cris (tournée sénégalaise  et  européenne)  et  il  a travaillé  au  Théâtre  de  la  Parfumerie de Genève avec Michel Faure et Patrick Mohr.» Il  a  souvent  travaillé  avec Macodou MBENGUE,  directeur  de la  troupe  de  théâtre  Les  Gueules Tapées  et  du  FEST’ART,  qui  nous  a apporté son témoignage : «C’était un vaillant  régisseur  et  technicien qui  ne  se  couchait  jamais  ni  ne baissait les bras tant que le travail n’était  pas  fait  et  bien  fait. C’était l’un de nos meilleurs techniciens. Je me souviens lors d’une tournée à Genève, nous avons partagé la même chambre. Je ne le voyais jamais à l’hôtel. Il était sur le plateau très tôt le matin avant que je ne me réveille, il y restait tard. Il ne rentrait se coucher que lorsque tout était terminé et rangé. C’était un travailleur acharné et toujours en quête de connaissances. Travailler avec lui était de tout repos !»



Adieu l’artiste de lumières !

                               Paix à ton âme !      

                                                         

Zouhour HARBAOUI


 

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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 01:50
Éternel débat, partir ou rester. Ici il n’y a pas de débat, pas de doute, car il faut partir.

La compagnie des Gueules tapées, a offert le mardi 26 janvier 2010 une représentation mêlant tragique et dérision, et allant parfois jusqu’au burlesque.


Cette pièce de théâtre plonge le spectateur au cœur de la rage, du désespoir deClan-CCF-copie-1.jpgs émigrés illégaux. La pièce nous présente tour à tour les différents protagonistes. Trois candidats au voyage, désireux d’atteindre les pays du Nord par la pirogue, trois candidats à la recherche d’un passeur ou d’une éventuelle embarcation de fortune. Arrive ensuite un prêtre, à la recherche du corps de son neveu, ex –candidat noyé lors de son voyagé. Le dernier personnage n’est autre qu’un représentant de la loi.


Les trois candidats à ce voyage deviennent solidaires, d’où le clan du destin, ingénieux jeu de mots. C’est ensemble qu’ils usent de stratagèmes pour atteindre leur objectif, prêts à tout ils le sont, jusqu’en arriver au meurtre. On rit de bon cœur car les dialogues ont une bonne dose d’humour, mais le sujet est tragique.


Cette pièce a la particularité de traiter de l’immigration clandestine via les candidats. Ce n’est pas un regard accusateur qui est ici porté. Il s’agit de montrer les raisons, le ressenti, tout ce qui pousse des personnes à risquer leur vie pour atteindre un eldorado incertain.

 


Ecrit et mis en scène par Macodou Mbengue d’après « Tu ne traverseras pas le détroit » de Salim Jay, « La réclusion Solitaire » de Tahar Benjelloun et « Le ventre de l’Atlantique » de Fatou Diome, clan du destin a ému et fait rire.

Vivement recommandé !

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4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 20:54
La Compagnie Les Gueules Tapées à l'Institut Français Léopold. S . Senghor de Dakar en bas de page

                   ABDOULAYE RACINE SENGHOR, DIracine sRECTEUR DES ARTS

L’état des arts sénégalais est jugé positif par Abdoulaye Racine Senghor. Le Directeur des Arts considère toutefois que malgré les nombreux efforts fournis par l’Etat, le Sénégal pourrait retrouver sa place de choix sur l’échiquier culturel du continent africain. C’est ce qu’il a déclaré dans cet entretien qu’il a accordé à Sud Quotidien. Il s’est aussi rappelé de la fameuse « Ecole de Dakar », ce mouvement artistique original qui a fait la fierté jadis des amoureux des arts visuels, et s’est réjoui qu’il ait bien évolué.
Quel est votre jugement de la situation des arts au Sénégal ?

 

Racine Senghor- Très positif et je crois bien qu’il est conforme à la réalité. J’ai eu l’occasion de voir en un an et demi le nombre des artistes augmenter. Combien ils sont nombreux ceux qui s’adonnent à l’art au sens large du terme (peinture, sculpture, musique, théâtre, danse, chorégraphie, cinéma). Combien ils sont nombreux ceux qui en ont fait leur activité principale ou d’appoint. Mais lorsqu’ils produisent dans des conditions qui ne sont pourtant pas faciles, ces artistes ont toujours un public qui vient. C’est un signe réconfortant. Il demeure qu’un aspect fondamental de l’art au Sénégal mérite qu’on s’y penche davantage. C’est la question de la formation. S’il y a beaucoup d’artistes qui s’expriment il y a besoin d’améliorer les prestations de certains d’entre eux qui sont des hommes qui se sont faits tous seuls, des rampants comme on dit. Même s’ils ont des talents, la formation est nécessaire pour eux. C’est pourquoi le Ministère à côté de l’école nationale des arts encourage des structures comme celle que Kalidou Kassé a installées récemment et comme l’Académie des Arts qui se trouve à Yoff où on forme les artistes à la meilleure pratique de leur métier. L’autre aspect consiste à faire davantage jouer la décentralisation, les collectivités, parce qu’il y a des artistes dans les coins les plus reculés où il faut aller les voir pour les aider à montrer ce qu’ils font. Il faut les appuyer, leur offrir des cadres d’expression, de petites salles pour exposer, des scènes pour jouer, des festivals. D’ailleurs, pour les festivals beaucoup d’initiatives sont prises aujourd’hui pour permettre à toutes les localités, toutes les régions d’avoir un évènement culturel qui offre aux artistes un cadre d’épanouissement. Le mouvement est bon. Donc, mon jugement est optimiste, mais je sais que l’art est une donnée naturelle essentielle chez les êtres humains et c’est certain qu’avec un petit coup de pouce le Sénégal va conserver son leadership dans le domaine des arts en Afrique.

 

Les arts étaient-ils plus honorés avec Senghor qu’avec Diouf et Wade ?

 

Je pense que c’est un jugement erroné. Aujourd’hui, il y a beaucoup plus d’artistes. Il y a vingt fois plus d’artistes que du temps de Senghor. Il y a vingt fois plus d’infrastructures. Ce n’est pas comparable. Senghor est un des pionniers. Il avait une autre conscience de l’art. Il a été un fervent défenseur et un acteur. Mais la foison qu’il y a aujourd’hui dans le domaine artistique n’existait pas. L’art était une affaire d’élite. C’était une minorité de gens qui étaient allés à l’école. Ils n’étaient pas nombreux. Pour preuve, le Sénégal ne faisait pas 2 millions d’habitants en 1966. Il est à 12 millions maintenant. Il est vrai qu’il y a eu beaucoup de choses sous Senghor. Il a donné le mouvement en créant le théâtre national Daniel Sorano, les musées dynamiques, l’Ecole des Arts. Il a créé par ses actions l’Ecole de Dakar, mais aujourd’hui, on se rend compte qu’il y a beaucoup de subventions dans tous les secteurs qui permettent aux artistes de produire. Il y a des fonds d’appui aux écrivains et aux artistes, et pour le Cinéma. Il y a le Village des Arts où les gens résident. Il y en a partout dans les régions. Il y a un mouvement qui est très fort. Mieux, le Président de la République a fait inscrire dans la Constitution qu’il est le Protecteur des Arts et des Lettres. Ce qui n’existait pas. Et cela me semble important à noter. Regardez les nombreuses expositions qui se déroulent au Sénégal au fil des semaines et des mois. La galerie nationale a un programme chargé, de même que les autres galeries (Ifan et autres). Il y a un réseau des journalistes culturels. Les journaux sont nombreux qui ont des pages culturelles. Ce qui n’existait pas. Et ce sont des choses encourageantes. La culture n’est pas la seule affaire de l’Etat, elle appartient à tout le monde. L’Etat a un rôle d’appui. Quand les artistes et les créateurs sont mis dans de bonnes conditions de création, ils produisent. Et les populations éduquées à l’art en jouissent. Chacun contribue à son niveau au succès des arts, et cela fait la bonne affaire des collectionneurs. C’est un mouvement global.

 

Quelles sont les stratégies d’appui adoptées par l’Etat ?

 

Aux Etats-Unis, il n’y a pas de ministère de la culture. Les activités culturelles sont portées par les populations, les mouvements et les fondations. Et tout cela fait que ça foisonne sur le plan culturel. Au Sénégal, nous avons la chance d’avoir à côté de ces associations, un Gouvernement, un Etat qui a un budget consacré à la culture et qui appuie les acteurs du secteur. C’est une politique à saluer. Il faut simplement prier pour que les moyens augmentent et que les artistes puissent bénéficier d’infrastructures en qualité et quantité suffisantes sur tout le territoire national, et qu’ils puissent aussi bénéficier de formations. Il y a quelques semaines nous avons organisé un grand atelier de formation de techniciens du théâtre pour permettre aux associations sportives et culturelles (Asc) de développer le volet de la culture dans leurs activités. C’était fabuleux de voir tous ces jeunes qui s’intéressent au théâtre venir se faire former en mise en scène, en chorégraphie, pour faire du théâtre avec un peu de professionnalisme. Sous peu, dans un an ou deux, quand vous verrez ces jeunes s’investir dans les clubs navétanes, il pourra y avoir des spectacles de théâtre magnifiques. Et ceci va entraîner la production de pièces de théâtre parce que les pièces écrites sont de plus en plus rares. Je ne parle pas des ciné-films ou téléfilms, ce ne sont pas des pièces de théâtre. Je parle de théâtre avec des artistes qui ont appris leur rôle et le jouent sur scène. Nous allons remettre cela au goût du jour avec les associations du mouvement navétane, l’Association des artistes et comédiens du théâtre sénégalais (Arcots), Macodou Mbengue et sa compagnie Les Gueules Tapées, et le théâtre Sorano. Il y a d’énormes possibilités et cela est valable pour la musique. Il y a peut être certains correctifs à apporter, mais la production musicale au Sénégal est généralement très bonne. Pour la danse et la chorégraphie, il faut noter que Gérard Chenet est en train de faire des choses magnifiques qu’il faut aller voir à Toubab Dialaw, un théâtre où des danseurs vont s’exprimer à côté de Germaine Aconier qui a son école.

 

Quel est aujourd’hui l’Etat de la fameuse Ecole de Dakar ?

 

Elle montrait une convergence dans l’inspiration et la production. Cette école, on n’en parle plus maintenant, mais elle a existé du temps de Senghor avec la création de l’Ecole nationale des Arts, même si celle-ci n’a rien à voir avec l’Ecole de Dakar. Cette école là a produit des artistes que nous connaissons. C’est une école qui évolue. La peinture de Mamadou Diakhaté, celle de Mamadou Wade, de Kalidou Kassé et de C A Diallo ont dépassé ce qu’était l’Ecole de Dakar des années 1965 à 1970. Nous sommes en 2009, l’Ecole a beaucoup évolué. Nous pouvons maintenant parler de nouvelles tendances de l’Art sénégalais. La Biennale de Dakar tout comme le festival des arts et cultures en donnent un aspect. La création de cette grande école a vu de grands peintres comme Iba Ndiaye, Pape Ibra Tall, Mamadou Diakhaté qui sont les pionniers. Mais il y a eu énormément de choses qui se sont passées dans la manière de peindre, dans les matériaux ou dans les formes. Quand on parle de l’Ecole de Dakar c’est surtout en peinture. C’est heureux qu’on ait bien évolué.

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Publié le 30 décembre 2009 par Chérif FAYE Source Sud Quotidien

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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 14:22
La Ville de Dakar lance un grand projet pour 2010

 En annonçant, samedi, un grand projet artistique et culturel pour la ville de Dakar, le maire Khalifa Ababacar Sall a invité les artistes et les acteurs culturels à faire des suggestions et à amender cet ambitieux programme dont le démarrage est prévu l’année prochaine.

 

Faire de Dakar une ville culturelle, une cité propre et vivante. C’est l’ambition du maire Khalifa Ababacar Sall qui a annoncé, samedi dernier, un grand projet artistique et culturel pour la capitale. « Nous nous donnerons les moyens de notre politique si vous validez ce projet. Ce qui est certain est que nous nous donnerons ces moyens, Incha Allah », a affirmé l’édile socialiste en présidant une journée de concertation avec les acteurs culturels dans la salle des délibérations de la Mairie. Il a remarqué, comme tout habitant de la capitale sénégalaise, qu’en dehors de la Biennale des Arts qu’il faut d’ailleurs sauvegarder, Dakar n’existe presque plus sur le plan culturel africain et international, et qu’il n’y a plus d’événements majeurs qui attirent du monde. Ainsi, M. Sall a invité les acteurs culturels à faire des propositions et à amender le grand projet esquissé par la Direction de l’éducation et de la culture (Dec) de la Mairie. Cette structure, confiée au professeur de littérature et dramaturge Oumar Ndao, place le projet dans le cadre d’un programme intitulé Développement et animation culturelle et artistique. Le grand projet s’articulera autour de cinq pôles majeurs que sont le cinéma (pour la zone de Grand Dakar), la musique (Parcelles Assainies), le théâtre (Sacré-Cœur), les arts plastiques (Plateau) et la danse (Ngor).

 

Selon Oumar Ndao, ces pôles majeurs, relayés par des pôles mineurs de formation et de spectacles sur les mêmes thèmes, seront abrités par les centres socioculturels qui existent déjà dans les dix neuf communes d’arrondissements de la capitale. Le programme développement et animation culturelle et artistique s’appuiera sur les centres socioculturels pour permettre à la Municipalité de Dakar de concrétiser le rêve d’une ville en effervescence permanente. Pour rendre ces centres plus adaptés, la Mairie va les équiper et y créer des salles de spectacles, des médiathèques, des bibliothèques, des théâtres de verdure, des espaces résidences et y former les enfants à la création. Chaque année, une vingtaine de produits artistiques seront créés dans chaque pôle et leur diffusion, dans ces mêmes espaces, permettra aux autorités municipales de développer de véritables industries culturelles.

 

Le grand projet, présenté samedi dernier, a reçu une large approbation de la centaine d’artistes, créateurs, cinéastes, comédiens, musiciens, animateurs culturels et directeurs de structures conviés à la réflexion. Devant l’ambition claire et la volonté affichées par le maire Khalifa Ababacar Sall et son équipe, certains acteurs culturels, très enthousiasmés par le projet, ont apporté des suggestions et demandé de faire vite pour le démarrage du programme qui devra commencer à se concrétiser dès 2010, a affirmé Oumar Ndao. La représentante du ministre de la Culture et de la Francophonie, Fatou Sidibé Diallo (conseillère technique), a appelé à travailler ensemble. Selon elle, la culture est une compétence transférée aux collectivités locales, mais ces dernières n’ont souvent pas assez de moyens et l’Etat ne peut pas tout faire.

 

Omar DIOUF (source le soleil)

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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 02:22

Théâtre francophone 

Les professionnels africains plaident pour la promotion de leurs oeuvres

 



Directeurs de festivals, de compagnies théâtrales, metteurs en scènes et autres professionnels, venus de quinze pays africains francophones, ont appelé samedi, à la Maison de la Culture Douta Seck de Dakar, à un engagement en faveur du développement du 4e art, à travers le réseau Afric'arthéâtre lancé à Bamako, il y a deux ans.

Difficultés à faire circuler leurs oeuvres, manque de canaux de diffusion du théâtre dans leurs pays respectifs, sont quelques unes des raisons qui ont amené des responsables de festivals et structures de théâtre africain francophone à porter, il y a deux ans à Bamako, le réseau Afric'arthéâtre.

 

Regroupant des opérateurs culturels du Bénin, du Mali, du Sénégal, de la Mauritanie , du Togo, de la Guinée , de la Côte d'Ivoire, du Burkina Faso, de la République du Congo, du Cameroun, du Maroc, de la Tunisie et du Niger, le réseau Afric'arthéâtre entend jeter les bases d'un circuit de diffusion fiable. Ils entendent en même temps aborder la problématique du financement du théâtre en Afrique, la qualité des créations, la formation ainsi que de la cartographie des lieux.

 

« Nous avions constaté un certain monopole de la coopération étrangère sur la distribution de nos oeuvres théâtrales. Chaque fois, nous regardons vers le Nord et nos populations ont besoin de voir nos productions.

C'est fort de ce constat que directeurs de festivals, de théâtres, comédiens, scénographes, journalistes, etc. nous nous sommes rencontrés en 2006 à Bamako, pour mettre en place ce réseau » a rappelé Macodou Mbengue son administrateur, lors de l'ouverture des deuxièmes rencontres professionnelles d'Afric'arthéâtre, samedi, à Dakar.

 

Le théâtre, comme du reste tous les au tres secteurs de la Culture, connaît un problème d'interlocuteurs au sein de nos p ouvoirs publics, regrette Ousmane Alédji, metteur en scène et écrivain béninois.

 

Membre fondateur du réseau, il confie que le gouvernement de son pays alloue une somme symbolique d'un milliard de francs Cfa à la Culture, mais le Bénin manque de Théâtre municipaux, de lieux de créations, et de productions de diffusion de spectacle. Un mal que partagent presque tous les autres pays des membres du réseau Afric'arthéâtre.


Macodou Mbengue, par ailleurs metteur en scène, trouve que les acteurs culturels ont désormais leur mot à dire pour l'élaboration d'une véritable politique culturelle dans nos pays. « Nos pays manquent d'infrastructures, de formation, de production et diffusion. Les acteurs culturels doivent être présents pour défendre leurs priorités » a-t-il martelé.

Le réseau est un cadre idéal pour les comédiens, metteurs en scène et autres acteurs afin de diagnostiquer le mal du théâtre, selon également Ibrahima Mbaye Sopé, comédien.

 

La rencontre de Dakar devrait permettre aux membres du réseau de valider les travaux de Bamako, créer des outils juridiques, un bureau de fonctionnement du réseau Afric'arthéâtre et élaborer unplan d'action à soumettre aux autorités nationales et à leur principal partenaire l'Organisation International de la Francophonie (OIF).


L’objectif de ce réseau est de faciliter la circulation et la diffusion des œuvres théâtrales africaines.« Au cours de nos séances de travail, nous avons tous abouti à la même conclusion : les œuvres ne circulent pas bien », a confié le président de AFRIC’ARTHEATRE, le Burkinabè Jean-Pierre Guingane, illustrant son propos par deux illustrations. « Les œuvres de l’Afrique noire n’atteignent presque jamais l’Afrique du Nord. Il y va de la responsabilité de l’artiste certes, mais il se pose également un problème structurel. Et même en Afriquen noire, les œuvres ne circulent pas bien.

Le manque de moyens, les taxes, le racket et les tracasseries sont autant de facteurs qui limitent la circulation et la diffusion de nos œuvres », explique-t-il. En plus de son ambition d’être « un militant et défenseur des artistes », le réseau se veut tentaculaire. « Il doit aller renouer avec les artistes qui ne croient plus en l’efficacité des réseaux et élargir la base autant que possible. C’est l’objectif de ce réseau. Rassembler tout le monde pour avoir une meilleure visibilité », indique son président, soulignant que l’Afrique ne se résume pas aux  pays initiateur du réseau.


Le Burkinabè Jean-Pierre Guingane en est le président, le Sénégalais Mocodou Mbengue, le secrétaire général, et le Tunisien Ezzedine Gannoun, le trésorier général.


Source Omar DIOUF (le Soleil)

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10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 18:54
FOLIE DEPENSIERE  POUR UN FESMAN REPORTÉ
Les « contes » de Médiatique Events

Dans ses différentSerigne Modou Bossou LEYE Ministre de le culture et de la Francophonie es interventions intervenues avant le report du Fesman, le président de la République n’avait pas raté l’organisation confiée à « Médiatique Events ». Non seulement la société dirigée par Jean Pierre-Pierre Bloch n’a pas rempli sa mission, mais aussi sa gestion des finances mises à sa disposition soulève des interrogations. Avant de résilier le contrat de « Médiatique », l’Etat du Sénégal avait demandé des justificatifs sur les dépenses effectuées par « Médiatique », d’autant que ces dernières n’ont servi, au finish, à rien. Même pas un tout petit contrat. Les justificatifs fournis par « Médiatique » sont renversants.

S’il a décidé de maintenir la coordination générale du Festival mondial des arts nègres (Fesman) et de mettre en piste des hommes de confiance (Pierre Goudiaby Atépa et Cheikh Amar) pour la construction des infrastructures du Fesman III, il n’en demeure pas moins que le président de la République garde toujours un goût amer du bilan mitigé de Jean Pierre-Pierre Bloch, désormais ancien producteur délégué du Fesman. Comme le révélait « L’As », l’Etat, par le biais du Ministère de la Culture, lui a adressé une lettre, en date du 4 août 2008, pour résilier le contrat en date du 18 décembre 2008, non sans lui proposer une rupture à l’amiable, qui lui éviterait des poursuites judiciaires. La vérité est que Bloch, en plus d’avoir zéro réalisation sur les préparatifs de l’événement qui lui avait été confié, a joué avec les finances qui avaient été mises à sa disposition.


3,1 milliards de F Cfa décaissés pour zéro

À sa demande, l’Etat du Sénégal avait mis à la disposition de « Médiatique » un prêt de 2 milliards de F Cfa qu’il s’était engagé à rembourser, dès les premières rentrées du fund rising que Bloch avait envisagé. Et qui, selon ses dires, devrait rapporter entre 40 et 60 milliards de nos francs. Or, comme le constate l’Etat, Bloch n’a même pas obtenu un seul dollar. Alors que, sur le prêt, un montant de 1,8 milliard de F Cfa a été consommé. À la suite de la signature du contrat, l’Etat avait mis à sa disposition, au Ministère de la Culture, la somme de 10 milliards de nos francs, sur laquelle Jean Pierre-Pierre Bloch a retiré 2 milliards de F Cfa, sans même à ce jour le début d’exécution d’une prestation en direction de l’événement. Toutes choses qui font que l’Etat du Sénégal, pour éviter une saisine de la Justice, avait demandé à Bloch des propositions concernant les sommes qui lui ont été avancées, c’est-à-dire 1,8 milliard d’avance non encore remboursé et 2 milliards de francs, pour lesquels « nous n’avons la preuve d’aucune prestation effective dans le cadre du Fesman », comme l’écrit l’Etat sur un ton ferme. Pourtant, Médiatique Events a tenté de justifier l’utilisation du versement de 1 milliard de francs sur le premier acompte. Des dépenses dont l’Etat doute de la véracité, à cause de leur légèreté.


40 millions de F Cfa pour un cabinet français, 12 millions francs pour des voyages de « repérages »…

Selon les justificatifs de Médiatique Events, 40 millions de F Cfa ont été versés au cabinet Rozo pour sa mission d’étude, de développement et de mise au point du cahier des charges relatives à la réhabilitation de tous les sites retenus, ainsi qu’à la première version des Fes-Penc. Commentaire d’une source proche du dossier : « 40 millions de F Cfa pour des architectes français. C’est bizarre, quand même, d’autant que, jusqu’à ce jour, ce décaissement n’a pas été justifié ». Mieux ou pire, selon toujours les états remis par Médiatique, 13 millions de francs ont été versés en honoraires à l’assistant à maîtrise d’ouvrage et 12 millions de nos francs pour des…voyages effectués entre la France et le Sénégal et à l’intérieur du Sénégal par les architectes et l’assistant à maîtrise d’ouvrage, « afin d’effectuer des repérages sur sites ». Pourtant, l’Etat note qu’« aucun début de réhabilitation des lieux d’organisation des manifestations n’a été constaté ». Pourquoi, donc, tout cet argent a été décaissé au profit d’architectes français ?


10 millions de francs pour des déjeuners entre Paris et New York

Ces contradictions avec la réalité des faits et ce que soutient Médiatique pour se dédouaner sont aussi palpables dans la rubrique « Communication/Fundraising ». Ici, 75 millions de F Cfa ont servi, selon les justificatifs, aux salaires des équipes de relations publiques, relations presse et communication. 10 millions de francs ont été mobilisés pour des …déjeuners avec des partenaires potentiels entre Paris et New York. On retiendra que ces déjeuners n’auront finalement servi à rien, si tant est qu’ils ont eu lieu.


130 millions de F Cfa pour réserver des chambres qui ne verront pas d’hôtes…

30 millions de F Cfa ont été nécessaires, selon Médiatique, pour la mise en place des versions I et II du site Internet. 40 millions de nos francs auraient été nécessaires pour la campagne sénégalaise lancée le 30 avril 2009 et « au travail réalisé auprès des chaînes de télévision par la société Basic Lead et enfin aux voyages correspondant à ces différentes actions (Etats-Unis, Brésil…) ». Pour le volet logistique, hébergement, transfert et restauration, la somme de 50 millions de francs correspond, selon Médiatique, au travail des équipes qui, selon toujours elle, a permis d’aboutir à « six projets structurés et argumentés pour le village des festivaliers à travers une consultation internationale, mais aussi aux accords commerciaux initiaux passés avec cinq grands hôtels dakarois pour réserver les 400 chambres, où logeront les équipes du Fesman et les artistes internationaux ». 130 millions de nos francs ont été versés à ces hôtels pour réserver les chambres. Enfin, affirme Médiatique, un acompte de 25 millions de francs a été versé sur la commande des tentes et du mobilier…


Cheikh Mbacké GUEYE


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Festival International Théâtre pour la Paix
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2 octobre 2008 4 02 /10 /octobre /2008 14:55
      Pourquoi nous devons nous organiser en réseau    
...  Prochaine rencontre - Dakar 2009 - Grace au soutien de l'OIF  ...

Les opérateurs Culturels africains travaillant dans le domaine du Théâtre subissent depuis des années, la menace de la mondialisation qui pèse sur leurs identités culturelles. Pour rendre dynamiques et compétitives la création et la circulation dans le monde, ils ont sentis l’urgence de forger un passe-partout, de se pencher avec exigence sur notre destin, d’écouter les voix des ses enfants qui ont le droit d'être citoyens du monde. La globalisation n'excluant pas la diversité culturelle, chaque être humain à droit à la sécurité de sa vie et à la liberté de pensée et d'action. C’est ce leitmotiv qui justifie cette cohésion et cette adhésion par lettre de chacun des operateurs autour de ce projet.  « Il nous faut penser par nous, pour nous. »

Les Opérateurs Culturels Africains en Réseau.

Rapport Bamako 2006 

CONTEXTE

Depuis plus d’une décennie, les acteurs culturels africains, conscients du rôle qu’ils doivent jouer pour consolider et renforcer les acquis au sein de leur espace , redoublent d’ardeur pour trouver les voies et moyens pour résoudre les problèmes inhérents à la création, à la formation et à circulation des œuvres et des artistes, en Afrique.

Ces acteurs du développement du théâtre en Afriue, ont balisé le terrain et posé les jalons en créant ces événements stimulants et fédérateurs qque sont les festivals internationaux.  Ces manifestations, certes événementielles et limitées en moyens, aident le plus souvent les compagnies à circuler dans un environnement délimité par le temps et l’espace.

Ces opérateurs culturels africains sentant un besoin fondamental de s’organiser en réseau, ont vu leurs convictions renforcées par les articles 8 10 11, 12, 14, 15, 16, 17 etc. de la Convention sur la Protection et la Promotion de la Diversité des Expressions Culturelles.

LA RENCONTRE

Ainsi, agissant au nom de la facilitation de la création, de la formation et de la circulation des produits des arts scéniques, se sont réunis pendant deux jours à Bamako dans le cadre du Festival des Réalité organisé par l’association Acte Sept.

Ces deux journées de réflexion ont servi de cadre pour diagnostiquer avec profondeur et pertinence les mots dont souffrent la production et la diffusion des œuvres scéniques en Afrique.

L’ouverture, sous la présidence de Fili Traoré administrateur du festival des réalités, a été faite avec la participation des acteurs invités au festival mais et surtout de ceux dont la venue à Bamako n’était motivée que par l’invitation faite par le FEST’ART et Acte Sept pour trouver les voies et moyens de résoudre la crise du théâtre africain.

La rencontre s’est ouverte avec une Communication centrée sur la question des politiques culturelles en Afrique introduit par Monsieur Omar NDAO, metteur en scène sénégalais et professeur à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar invité pour la circonstance par le FEST’ART

Après l’exposé de Monsieur Omar NDAO qui a plutôt fustigé le manque de politique cohérente de nos états qui  s’amenuisent à privilégier  les aspects politiques et économiques au détriment de l’aspect culturel, les débats ont été ouverts, permettant ainsi à tout un chacun de faire un exposé guère reluisante  de son environnement immédiat.

Apres cela, les expériences personnelles ont été visitées et le cas de l’espace GAMBIDI dirigé par le professeur Jean Pierre NGINGANE et représenté par Jacob Sanwidi a été exposé. Rapport complet à télécharger ici

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Festival International Théâtre pour la Paix - dans Rencontre des opérateurs
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30 août 2008 6 30 /08 /août /2008 05:35

Les festivals de théâtre et leur contribution au développement durable

Du 22 au 30 Mars 2008 s'est tenue à Cotonou la 9ème édition du Festival International de Théâtre du Bénin (FITHEB). A l'instar du Bénin, nombreux sont les pays africains qui accueillent un festival de théâtre. A quoi servent ces rencontres et en quoi profitent-elles aux populations? Autant de questions qui demeurent toujours en suspens...


Du 22 au 30 Mars 2008 s’est tenue à Cotonou la 9ème édition du Festival International de Théâtre du Bénin (FITHEB). A l’instar du Bénin, nombreux sont les pays africains qui accueillent un festival de théâtre. A quoi servent ces rencontres et en quoi profitent-elles aux populations? Autant de questions qui demeurent toujours en suspens…


Exceptés le Fitheb et le Masa à Abidjan, tous les festivals de théâtre sont organisés par des opérateurs indépendants. Même si les soutiens financiers étatiques sont maigres, voire quasi inexistants, cette nouvelle liberté a permis aux artistes de prendre en mains leur destinée. Des contacts plus fructueux se sont noués avec les structures occidentales. Les réseaux interafricains fonctionnent de compagnie à compagnie et de personne à personne. Les festivals offrent ainsi aux populations africaines un accès aux productions théâtrales. Ils incarnent aussi l'image d'une culture «démocratisée». Parce que le théâtre est également un loisir, les festivals participent à l'animation des cités et des villes. Il existe bien une interaction entre le festival et son territoire, sa ville, son pays ou sa région. Toutefois, les moyens de financement de ces manifestations culturelles dévoilent un système contradictoire : monter une coproduction internationale est une des seules voies pour trouver des moyens financiers, quand bien même cette option coûte bien plus cher qu'une production nationale. Cette contradiction économique se retrouve bien évidemment en termes artistiques. L'influence des producteurs et des artistes du Nord entraîne les créateurs du Sud, volontairement ou non, vers des formes adaptables au contexte occidental. Cette direction est d'autant plus privilégiée que le spectacle prétend tourner en Europe.

État des lieux en Afrique francophone

En Afrique francophone, le soutien financier émane essentiellement d'institutions de coopération européennes et est presque exclusivement dédié à des productions intercontinentales. Pour exister hors de ce système, les compagnies se tournent souvent vers la production d'un théâtre au service des ONG, de programmes internationaux de développement ou plus rarement vers des télévisions nationales ou régionales. L'Afrique francophone offre un développement culturel largement inspiré des modèles français et belge via les instituts, les Alliances, les centres culturels et le système de coopération culturelle. L'Afrique de l'Ouest qui bénéficiait d'une relative stabilité politique jusqu'à ces dernières années compte de nombreux festivals de théâtre, appuyés notamment par de réels réseaux de contacts. En revanche, l'Afrique centrale, marquée par une instabilité politique récurrente, constitue une région peu favorable au développement d'activités artistiques. Pourtant, malgré cette situation complexe, des acteurs culturels ont affirmé leur présence par l'écriture ou par l'existence de manifestations ou de troupes revendiquant leur indépendance, souvent grâce à une dynamique collective. La dynamique du théâtre professionnel existe essentiellement grâce aux subventions des organisations internationales (Organisation intergouvernementale de la Francophonie - OIF -, délégations européennes, organisations interafricaines), représentations diplomatiques ou fondations étrangères (Allemagne, Belgique, France, Pays-Bas, Suisse...) Il existe également dans de nombreux pays francophones, des théâtres nationaux composés de ballets et d'une section d'art dramatique. Les ballets, souvent traditionnels, trouvent à se produire et s'exportent. Les troupes de théâtre ont beaucoup plus de difficultés à monter des spectacles car elles n'ont aucun moyen de production. Quelques pays, comme le Mali ou la Côte-d'Ivoire, ont mis en place des fonds d'aide à la création. Mais les sommes dégagées sont souvent minimes ou soumises aux aléas de la situation politique. Les compagnies sont donc dans une économie de survie. Elles trouvent les moyens d'exister où elles le peuvent : auprès d'entreprises locales, notamment de fabricants de bière ou de cigarettes, ou auprès d'ONG, de l'OMS et des programmes nationaux de lutte contre le Sida. Les artistes et les opérateurs culturels sont souvent obligés d'exercer un autre métier pour subvenir à leurs besoins. Les compagnies ont globalement très peu de moyens, aucune certitude de soutien financier, peu de ressources propres et, lorsqu'ils existent, des salaires dérisoires. Ces difficultés obligent les artistes à faire preuve d'une réelle ingéniosité pour mener à bien leurs productions et toucher un public.

Une vitrine pour les pays d'accueil

Néanmoins, les festivals ont aussi un rôle et un potentiel économiques indéniables. Ils peuvent être médiatisés et offrir une vitrine internationale aux pays d'accueil. Mais surtout ils représentent une source de revenus pour l'économie locale, non seulement grâce aux subventions des organisations internationales, des représentations diplomatiques, des fondations étrangères et des organisations non gouvernementales. Mais aussi parce que les deux tiers de leurs dépenses sont liés aux transports internationaux, à l'hébergement, à la restauration et à la logistique. De plus, ils constituent en Afrique subsaharienne le seul marché de diffusion des productions théâtrales, en l'absence quasi généralisée de lieux avec une programmation régulière. Sur une année, ils présentent une moyenne d'environ 400 spectacles, soit au total plus de 3 000 représentations.  Pour autant, l'impact grandissant du marché international de l'offre et de la demande théâtrale ne doit pas faire oublier l'absolue nécessité d'un marché local ou national, plus permanent. Un marché du théâtre africain dépendant principalement de l'aide internationale est source de fragilité et de vulnérabilité liées à l'arbitraire de décisions non maîtrisables. L'existence même des festivals constitue une demande certaine ou potentielle de productions théâtrales. Pour y répondre, les productions doivent s'inscrire dans une échéance. Les dates des festivals sont fixes et, a priori, respectées. Cette réalité contraint les troupes à plus d'exigence dans la gestion du temps et à présenter un «produit » de qualité, pour espérer revenir à nouveau. La présence du public et des professionnels venus d'autres pays est aussi une manière de se confronter à la critique. Les différentes actions de formation organisées par les festivals ont eu des conséquences sur les métiers et la professionnalisation. La production du théâtre est ainsi directement influencée par les festivals, en interne ou en externe. En étant à la fois des lieux et des moments de confrontation aux publics, les festivals permettent aux artistes d'accroître leurs pratiques et d'améliorer ainsi leur propre répertoire. Pourvoyeurs de tournées, de déplacements, de coproductions, entre Africains et plus seulement avec les structures du Nord, ils facilitent les contacts entre directeurs de festivals, metteurs en scène, directeurs de troupes et favorisent l'émergence de réseaux d'échanges et de complicité. Des affinités se créent lors d'échanges directs, préalables à la construction de nouveaux projets.

Auteur(s) / source : Franck Raoul PEDRO (Sudplanète)     

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Festival International Théâtre pour la Paix - dans Le Festival
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