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Son Excellence Monsieur Le président de la République Maître Abdoulaye WADE en présence du Ministre de la Culture Monsieur Amadou Tidiane Wane Accueillant Le Directeur de la Cie les Gueules Tapées pour le sénégal qui gagne

La Présidence soutient Les Gueules Tapées
 
4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 20:54
La Compagnie Les Gueules Tapées à l'Institut Français Léopold. S . Senghor de Dakar en bas de page

                   ABDOULAYE RACINE SENGHOR, DIracine sRECTEUR DES ARTS

L’état des arts sénégalais est jugé positif par Abdoulaye Racine Senghor. Le Directeur des Arts considère toutefois que malgré les nombreux efforts fournis par l’Etat, le Sénégal pourrait retrouver sa place de choix sur l’échiquier culturel du continent africain. C’est ce qu’il a déclaré dans cet entretien qu’il a accordé à Sud Quotidien. Il s’est aussi rappelé de la fameuse « Ecole de Dakar », ce mouvement artistique original qui a fait la fierté jadis des amoureux des arts visuels, et s’est réjoui qu’il ait bien évolué.
Quel est votre jugement de la situation des arts au Sénégal ?

 

Racine Senghor- Très positif et je crois bien qu’il est conforme à la réalité. J’ai eu l’occasion de voir en un an et demi le nombre des artistes augmenter. Combien ils sont nombreux ceux qui s’adonnent à l’art au sens large du terme (peinture, sculpture, musique, théâtre, danse, chorégraphie, cinéma). Combien ils sont nombreux ceux qui en ont fait leur activité principale ou d’appoint. Mais lorsqu’ils produisent dans des conditions qui ne sont pourtant pas faciles, ces artistes ont toujours un public qui vient. C’est un signe réconfortant. Il demeure qu’un aspect fondamental de l’art au Sénégal mérite qu’on s’y penche davantage. C’est la question de la formation. S’il y a beaucoup d’artistes qui s’expriment il y a besoin d’améliorer les prestations de certains d’entre eux qui sont des hommes qui se sont faits tous seuls, des rampants comme on dit. Même s’ils ont des talents, la formation est nécessaire pour eux. C’est pourquoi le Ministère à côté de l’école nationale des arts encourage des structures comme celle que Kalidou Kassé a installées récemment et comme l’Académie des Arts qui se trouve à Yoff où on forme les artistes à la meilleure pratique de leur métier. L’autre aspect consiste à faire davantage jouer la décentralisation, les collectivités, parce qu’il y a des artistes dans les coins les plus reculés où il faut aller les voir pour les aider à montrer ce qu’ils font. Il faut les appuyer, leur offrir des cadres d’expression, de petites salles pour exposer, des scènes pour jouer, des festivals. D’ailleurs, pour les festivals beaucoup d’initiatives sont prises aujourd’hui pour permettre à toutes les localités, toutes les régions d’avoir un évènement culturel qui offre aux artistes un cadre d’épanouissement. Le mouvement est bon. Donc, mon jugement est optimiste, mais je sais que l’art est une donnée naturelle essentielle chez les êtres humains et c’est certain qu’avec un petit coup de pouce le Sénégal va conserver son leadership dans le domaine des arts en Afrique.

 

Les arts étaient-ils plus honorés avec Senghor qu’avec Diouf et Wade ?

 

Je pense que c’est un jugement erroné. Aujourd’hui, il y a beaucoup plus d’artistes. Il y a vingt fois plus d’artistes que du temps de Senghor. Il y a vingt fois plus d’infrastructures. Ce n’est pas comparable. Senghor est un des pionniers. Il avait une autre conscience de l’art. Il a été un fervent défenseur et un acteur. Mais la foison qu’il y a aujourd’hui dans le domaine artistique n’existait pas. L’art était une affaire d’élite. C’était une minorité de gens qui étaient allés à l’école. Ils n’étaient pas nombreux. Pour preuve, le Sénégal ne faisait pas 2 millions d’habitants en 1966. Il est à 12 millions maintenant. Il est vrai qu’il y a eu beaucoup de choses sous Senghor. Il a donné le mouvement en créant le théâtre national Daniel Sorano, les musées dynamiques, l’Ecole des Arts. Il a créé par ses actions l’Ecole de Dakar, mais aujourd’hui, on se rend compte qu’il y a beaucoup de subventions dans tous les secteurs qui permettent aux artistes de produire. Il y a des fonds d’appui aux écrivains et aux artistes, et pour le Cinéma. Il y a le Village des Arts où les gens résident. Il y en a partout dans les régions. Il y a un mouvement qui est très fort. Mieux, le Président de la République a fait inscrire dans la Constitution qu’il est le Protecteur des Arts et des Lettres. Ce qui n’existait pas. Et cela me semble important à noter. Regardez les nombreuses expositions qui se déroulent au Sénégal au fil des semaines et des mois. La galerie nationale a un programme chargé, de même que les autres galeries (Ifan et autres). Il y a un réseau des journalistes culturels. Les journaux sont nombreux qui ont des pages culturelles. Ce qui n’existait pas. Et ce sont des choses encourageantes. La culture n’est pas la seule affaire de l’Etat, elle appartient à tout le monde. L’Etat a un rôle d’appui. Quand les artistes et les créateurs sont mis dans de bonnes conditions de création, ils produisent. Et les populations éduquées à l’art en jouissent. Chacun contribue à son niveau au succès des arts, et cela fait la bonne affaire des collectionneurs. C’est un mouvement global.

 

Quelles sont les stratégies d’appui adoptées par l’Etat ?

 

Aux Etats-Unis, il n’y a pas de ministère de la culture. Les activités culturelles sont portées par les populations, les mouvements et les fondations. Et tout cela fait que ça foisonne sur le plan culturel. Au Sénégal, nous avons la chance d’avoir à côté de ces associations, un Gouvernement, un Etat qui a un budget consacré à la culture et qui appuie les acteurs du secteur. C’est une politique à saluer. Il faut simplement prier pour que les moyens augmentent et que les artistes puissent bénéficier d’infrastructures en qualité et quantité suffisantes sur tout le territoire national, et qu’ils puissent aussi bénéficier de formations. Il y a quelques semaines nous avons organisé un grand atelier de formation de techniciens du théâtre pour permettre aux associations sportives et culturelles (Asc) de développer le volet de la culture dans leurs activités. C’était fabuleux de voir tous ces jeunes qui s’intéressent au théâtre venir se faire former en mise en scène, en chorégraphie, pour faire du théâtre avec un peu de professionnalisme. Sous peu, dans un an ou deux, quand vous verrez ces jeunes s’investir dans les clubs navétanes, il pourra y avoir des spectacles de théâtre magnifiques. Et ceci va entraîner la production de pièces de théâtre parce que les pièces écrites sont de plus en plus rares. Je ne parle pas des ciné-films ou téléfilms, ce ne sont pas des pièces de théâtre. Je parle de théâtre avec des artistes qui ont appris leur rôle et le jouent sur scène. Nous allons remettre cela au goût du jour avec les associations du mouvement navétane, l’Association des artistes et comédiens du théâtre sénégalais (Arcots), Macodou Mbengue et sa compagnie Les Gueules Tapées, et le théâtre Sorano. Il y a d’énormes possibilités et cela est valable pour la musique. Il y a peut être certains correctifs à apporter, mais la production musicale au Sénégal est généralement très bonne. Pour la danse et la chorégraphie, il faut noter que Gérard Chenet est en train de faire des choses magnifiques qu’il faut aller voir à Toubab Dialaw, un théâtre où des danseurs vont s’exprimer à côté de Germaine Aconier qui a son école.

 

Quel est aujourd’hui l’Etat de la fameuse Ecole de Dakar ?

 

Elle montrait une convergence dans l’inspiration et la production. Cette école, on n’en parle plus maintenant, mais elle a existé du temps de Senghor avec la création de l’Ecole nationale des Arts, même si celle-ci n’a rien à voir avec l’Ecole de Dakar. Cette école là a produit des artistes que nous connaissons. C’est une école qui évolue. La peinture de Mamadou Diakhaté, celle de Mamadou Wade, de Kalidou Kassé et de C A Diallo ont dépassé ce qu’était l’Ecole de Dakar des années 1965 à 1970. Nous sommes en 2009, l’Ecole a beaucoup évolué. Nous pouvons maintenant parler de nouvelles tendances de l’Art sénégalais. La Biennale de Dakar tout comme le festival des arts et cultures en donnent un aspect. La création de cette grande école a vu de grands peintres comme Iba Ndiaye, Pape Ibra Tall, Mamadou Diakhaté qui sont les pionniers. Mais il y a eu énormément de choses qui se sont passées dans la manière de peindre, dans les matériaux ou dans les formes. Quand on parle de l’Ecole de Dakar c’est surtout en peinture. C’est heureux qu’on ait bien évolué.

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Publié le 30 décembre 2009 par Chérif FAYE Source Sud Quotidien

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